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Cathédrale de Vank

L'Iran, ses incontournables > Ispahan
Cathédrale Vank
Adresse    Accès
Ouverture Fermeture
Ouverture   Fermeture

Vank Church Alley
Quartier : La Nouvelle-Djoulfa
Samedi - Vendredi
Vendredi
après-midi à 12:30
8:30
17:30
Été 18:30
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La cathédrale Vank, plus connue sous le nom de cathédrale Saint-Sauveur d'Ispahan (en arménien : Սուրբ Ամենափրկիչ վանք Sourp Amenaprgitch Vank - en Persan: کلیسای آمناپرکیچ‎ ), est la cathédrale la plus visitée d'Iran.

Historique et description

Djolfâ, le quartier arménien et chrétien d'Ispahân, fut établi en1603 sur la rive sude de la Zâyandeh-roude (rud). Relié à la ville musulmane par le pont aux Trente-Trois Arches et lieu de passage obligé pour les caravanes en provenance de Shiraz et du sud, Djolfa devint rapidement un florissant quartier commerçant.

Ceci était bien le dessein de Chah Abbas lorsqu'il fit déporter ici - non sans rencontrer, évidemment, une forte opposition de leur part - des familles arméniennes de la ville de Djolfa, siruée sur le fleuve Araxe, en Azarbaïdjan.

Shah Abbas comptait ainsi stimuler le commerce de son empire avec l'étranger tout en contribuant à la prospérité de sa nouvelle capitale. Sous le règne de Chah Abbas, Djolfa-la Neuve jouit d'une complète liberté religieuse et d'une certaine autonomie administrative; elle fut, par exemple, autorisée à désigner un maire arménien.

Une cathédrale, des églises et même un couvent furent construits et la communauté arménienne atteignit rapidement quelque 30000 personnes, voire le double selon certaines estimations.

Vank signifie monastère en arménien. Elle se situe dans le quartier arménien d'Ispahan appelé La Nouvelle-Djoulfa. Elle est dédiée au saint Sauveur (Jésus-Christ) et a été construite entre 1606 et 1655.

Cette cathédrale abrite également aujourd'hui un musée consacré à l'histoire des Arméniens de la Nouvelle-Djoulfa, une imprimerie ancienne, ainsi qu'une grande bibliothèque de manuscrits arméniens (au nombre de sept cents).

Vue de la rue, la cathédrale a le même aspect qu'une mosquée si ce n'est la croix au sommet du dôme. L'intérieur est recouvert de fresques racontant entre autres le martyre légendaire de saint Grégoire l'Illuminateur, fondateur de l'Église arménienne.

L'édifice, protégé dans une cour intérieure, est flanqué d'un campanile (1700) et surmonté d'une coupole de style islamique. Superbes intérieurs avec des fresques évangéliques d'une qualité rare, d'inspiration hollandaise et italienne.

Voir notamment les scènes de résurrection, le terrible Jugement Dernier et la représentation de saint Grégoire supplicié. Notez aussi les céramiques (début du XVIIIe siècle) ayant appartenu à de riches marchands arméniens.

A l'entrée, arrêtez-vous devant les pierres tombales rédigées en arménien, dont l'alphabet inventé par le moine Mesrop apparaît au Ve siècle. N'omettez pas la visite du très beau musée attenant. Ouvert aux mêmes horaires que celles de la cathédrale.

Le rez-de-chaussée est en partie consacré au génocide commis par les autorités turques en 1915, responsables de la mort d'un million et demi d'Arméniens. Chaque 24 avril, les Arméno-iraniens manifestent par milliers devant l'ambassade de Turquie à Téhéran pour la reconnaissance par Ankara du génocide.

Attardez-vous sur les magnifiques évangiles des IXe et Xe siècles et les beaux vêtements liturgiques des XVIIe et XIXe siècles.

Voir aussi les superbes calices et encensoirs du XIXe sans oublier les ouvrages imprimés au XVIIe siècle à Djolfa. Ne pas rater non plus l'inscription sur un cheveu, inspirée de la première phrase traduite en arménien au Ve siècle et réalisé par un artiste en 1974.

A noter enfin un portrait d'Abraham attribué à Rembrandt (1606-1669). Dans le même quartier, outre la cathédrale arménienne Vank, rendez-vous à l'église de Bethléem érigée en 1628 (rue Nazar) et à l'église Sainte-Marie.

À côté de la cathédrale se trouve aussi un musée de l'art arménien, avec un mémorial du génocide arménien.


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