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Mosquée du Sheikh Lutfollah

L'Iran, ses incontournables > Ispahan
Mosquée du Sheikh Lutfollah
Adresse    Accès
Ouverture Fermeture
Ouverture   Fermeture

Place Naghsh-e Jahan
La mosquée reste ouverte le vendredi après-midi
de 8:30 à 16:30
prolongation jusqu'à 19h30 en été
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La mosquée du Cheikh Lotfallah, ou Masjid-i Sadr, ou encore oratoire du roi est un édifice religieux élevé à Ispahan au début du xviie siècle (de 1598 à 1619), sous le règne des Safavides. Il s'agit de la première mosquée érigée dans cette ville par les Safavides, avant la mosquée du Chah. Son chantier dura longtemps, seize ans selon les sources, et deux dates sont inscrites dans le décor : 1616 sur le dôme et 1618 dans le mihrab. Son architecte principal est Mohammad Riza ibn Hussain et le calligraphe Ali Riza-i Abbassi, qu'il faut distinguer du célèbre peintre, calligraphe et dessinateur Reza 'Abbasi actif à la même époque.

Plan

Au sud-est de la place, face au palais Ali Qâpu. Ce petit bijou, achevé en 1619 par Mohammad Reza Isfahani (fils de l'architecte du pont aux Trente-Trois arches), doit son nom à un prestigieux théologien et nécessita un peu plus de quinze années de travaux.

De proportions plus modestes que la grande mosquée, elle est revêtue, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, de céramiques aux tons rares, la mosquée présente de très belles arabesques.

Le plan de la mosquée du Cheikh Lotfallah est peu banal. Il consiste en une salle de prière entièrement sous un dôme à laquelle on accède par un long couloir sombre en chicane menant à un grand portail. L'absence de cour est remarquable car exceptionnelle, de même que la présence d'escalier menant au portail. Son autre caractéristique est l'absence de minaret, inutile puisque seule la famille royale avait accès à cette mosquée.

La coupole de faïence vernissée est décorée de fleurs bleues et d'arabesques blanches se détachant sur un fond crème ou rose selon l'heure du jour. Une vision unique et qui change radicalement des tons turquoise que l'on est habitué à voir sur les coupoles des monuments médiévaux musulmans. Même si les esthètes auront plaisir à dire que le rose met parfaitement en valeur les parures et arabesques turquoise au tracé extraordinairement complexe qui décorent finement la coupole.

N'hésitez pas à vous offrir quelque temps de contemplation et à revenir à différents moments de la journée car l'ensemble change radicalement de couleurs selon l'angle du soleil. Attardez-vous sur le portail et sa riche mosaïque de motifs floraux géométriques, complété par une voûte à stalactites aux motifs particulièrement fins.

On passe très rapidement de la lumière à la pénombre par un étroit couloir coudé, destiné à protéger les fidèles des regards indiscrets et symbolisant un cheminement vers la voûte céleste. Vous accédez ensuite au sanctuaire, composé d'une unique et vaste salle de prière. L'obscurité contraste fortement avec les couleurs claires que l'on aura pu observer dehors, sur la coupole ou sur le portail.

Décor

Le décor de cette petite mosquée qui semble avoir réellement servi d'oratoire pour le souverain plutôt que de lieu de prière publique, est réalisé avec des lambris d'onyx jaune et de la céramique glaçurée. Le portail possède des muqarnas très raffinées. Dans la mosquée, c'est le bleu qui domine, avec des ajouts de vert, jaune, rouge et turquoise, mais à l'extérieur, sur le dôme, on note l'utilisation d'une palette très particulière, avec une dominance du jaune qui n'existe que dans cet édifice à cette période et pourrait peut-être rappeler le dôme du tombeau d'Ismail Ier à Ardabil.
La décoration intérieure de la coupole est remarquable par l'utilisation de la lumière venant de l'extérieur, dont le reflet sur la coupole trace la queue d'un paon, emblème royal persan, mais dont la figuration (comme tout être vivant) était interdite dans une mosquée.

On découvre ici toute la science de l'art mosaïque mural, véritable joyau de la faïence vernissée persane. Voir notamment les grands carreaux de céramique aux arabesques fleuries frangés de calligraphies artistiques. Le bleu et le jaune dominent largement sur les murs comme au plafond alors que le calligraphe Ali Reza donne sur les tambours la pleine mesure de la maîtrise de son art.

En la matière, la mosquée du Cheikh Loftollah est considérée comme un aboutissement.

Clou du spectacle, ce rai de lumière filtré par de hauts moucharabiehs placés dans le tambour soutenant la coupole et laissant apparaître sur les parois la " queue du paon ". Prenez le temps de déambuler dans cette pièce carrée de 19 m de côté pourvoir varier les teintes, les couleurs, les ombres sur les décorations en fonction de l'angle d'entrée des rayons de soleil par les fenêtres. L'utilisation de la lumière pèse autant dans les décorations que toutes les faïences ou mosaïques, ce qui fait de la salle de prière un véritable chef d'oeuvre.

Tout comme dans la mosquée du Shah, les architectes ont du faire face à un problème d'alignement de l'édifice et, afin que le mirhab puisse regarder vers la Mecque, il fallut renoncer à le laisser parallèle au tracé de la place. Le couloir d'accès à la salle de prière sert également à dissimuler le changement d'angle de 45 degrés.

La mosquée, une fois achevée, a été réservée à l'usage privé du Cheikh et de ses proches, d'où son surnom d'oratoire du roi. Vous remarquerez d'ailleurs l'absence totale de minaret, fait étrange pour une mosquée, mais l'appel du muezzin était inutile puisque seul le Cheikh venait prier sous la coupole.







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