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Population

Tout savoir sur l'Iran
Démographie de l'Iran

La démographie de l'Iran a été complètement bouleversée au cours du xxe siècle. La population est à environ 76 923 300 en 2010, alors qu’elle était de 10 millions au début du siècle précédent. En 2015, on estime la population à 81,8 millions. Cependant, il apparaît que l’Iran a récemment maîtrisé son très fort taux de fécondité grâce à une régulation des naissances efficace, passant de cinq enfants par femme en âge de procréer à la fin des années 1970 à 1,89 aujourd’hui.

La répartition géographique de la population a aussi connu un bouleversement : les urbains formaient environ 10 % de la population iranienne au début du xxe siècle, ils sont 73,4 % en 2015.

L’urbanisation est continue : le taux de croissance démographique des villes est de 1,8 % par an tandis que les zones rurales perdent annuellement 0,7 % de leur population.

Le taux d’alphabétisation est de 80 % chez les plus de 15 ans. La durée moyenne de scolarisation est de 12 ans.

70 % des peuples d'Iran parlent des langues iraniennes. Les groupes ethniques les plus importants de cette catégorie sont les Persans, les Kurdes, les Gilakis, les Mazandaranis, les Lors et les Baloutches.

Le reste des peuples est principalement turcs, tels que les Turkmènes et les Qashqai, ainsi que des arabes du Khuzestan, des Arméniens et des Assyriens.


Groupes ethniques

L’Iran est une mosaïque de plus de 80 « ethnies » différentes. Les deux origines principales sont indo-européennes ou turques (Azéris). La majorité des Iraniens parlent une langue du groupe iranien (persan, kurde, baloutchi…) et ils comprennent le persan, la langue officielle de l’Iran. Les principaux groupes ethniques sont :

  • parlant une langue iranienne : Persans (61 %), Kurdes (10 %), Baloutches (2 %), Lors (6 %), Talyshes, Gilaki, Mazandari, Pachtounes, etc.
  • parlant une langue turque : Azéris (16 %), Turkmènes (2 %), Qashqais
  • autres : Arabes (1 %), Arméniens, Juifs (0,014 %), Assyriens, Géorgiens, Circassiens, Tats et autres (1 %).


Migration

La position géographique de l'Iran, sa démographie et sa situation économique en font à la fois un pays d'origine, de transit et de destinations pour les migrants. Bien que le pays accueille une des plus grandes populations de réfugiés au monde, il est aussi un pays d'émigration.

L'Iran compte près d’un million de réfugiés, la plupart originaires d’Afghanistan et d’Irak.

En 2001, le nombre de réfugiés afghans en Iran était de 3 809 600, et le nombre de réfugiés irakiens de 530 100. Cet afflux de réfugiés a lieu depuis le tout début des années 1980, causé par les guerres qui ont eu lieu aux frontières de l'Iran (en Afghanistan à partir de 1980), ou par des décisions prises par les pays voisins (la décision de Saddam Hussein d'expulser des irakiens d'origine iranienne vers l'Iran entre 1980 et 1981).

La politique officielle du gouvernement vise à rapatrier ces réfugiés et près de 2 millions l’ont été, pour une bonne part en coopération avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

La diaspora iranienne est estimée à environ 2-3 millions de personnes qui ont émigré en Amérique du Nord, en Europe de l’Ouest, en Australie, dans les pays du Golfe Persique ou en Israël, la plupart après la révolution de 1979.

Le solde migratoire actuel est négatif, et correspond au départ d’environ 40 000 personnes par an.

Les facteurs des migrations au départ de l'Iran peuvent être multiples :

  • instabilité économique de l'Iran
  • instabilité de son régime politique
  • niveau d'éducation
  • attentes démocratiques
  • présence de famille dans le pays hôte
  • montant du salaire et taux de chômage.

Cependant, il faut signaler que les données précises sur les phénomènes de migration en Iran ne sont pas toutes disponibles, il est donc difficile d'apprécier l'étendue du phénomène.

Entre 10 et 15 % de la population du sud de l'Iran serait d'origine africaine, descendants d'esclaves arrivés à partir du XVIIIe siècle.

La communauté iranienne de Californie se concentre dans le quartier de Westwood et de Beverly Hills (8000 Irano-américains en 2007). Des centaines de milliers d’Iraniens sont arrivés dans cette région à partir de 1979. Aujourd’hui, le bassin de Los Angeles est surnommé « Tehrangeles ».

Depuis 2007, le maire de Beverly Hills, Jimmy Delshad, est d’origine iranienne.

En 2015, le nombre d'Irano-Américains est estimé à 465 000 personnes.

Il existe également une diaspora iranienne en France.

Iraniens à l'étranger

Une réussite sociale et économique exemplaire. Eduquée et hautement qualifiée dans sa grande majorité, la communauté iranienne immigrée s’est, de façon générale, parfaitement intégrée économiquement et socialement dans les différents pays où elle s’est implantée.

Il faut cependant rappeler que, concernant la frange de la population ayant émigré lors des premières années de la Révolution et qui comptait dans ses rangs de nombreuses personnes proches du pouvoir ou occupant un haut rang social et académique, l’importance des capitaux importés sur place à fortement contribué à leur intégration, tout en leur permettant de jeter les bases de leur réussite économique.

La communauté iranienne à l’étranger occupe souvent une place de choix dans des secteurs tels que l’informatique, le design, le BTP, le commerce de tapis et de bijoux, ainsi que l’immobilier - particulièrement dans les pays du Golfe Persique et à Los Angeles.

Beaucoup d’Iraniens expatriés exercent également des professions libérales, notamment dans le domaine médical. En outre, aux Etats-Unis, la communauté iranienne a acquis une influence considérable au sein de nombreux domaines académiques et économiques et, plus récemment, dans le domaine artistique. Le revenu moyen par famille y est près de 38% plus élevé que la moyenne nationale.

Il ne fait cependant pas oublier les difficultés et les situations précaires vécues par certains expatriés mais, de façon globale, on peut parler d’une véritable réussite économique et sociale.

Dans les différents pays où ils se sont établis, les Iraniens ont également mis en place de véritables circuits économiques intercommunautaires entre les principaux foyers de la diaspora basés à Dubaï, en Turquie, à Tokyo, ou à Los Angeles, ceci donnant progressivement naissance à une véritable micro-économie transnationale iranienne exploitant les diverses zones franches des pays du Golfe Persique et les grandes places financières européennes.

Dans ce sens, il faut également évoquer le rôle du Mexique, pôle phare d’où transitent l’ensemble des biens en provenance d’Iran et destinés à être importés aux Etats-Unis. Les contours de cette économie transnationale iranienne prennent parfois des traits plus visibles : ainsi, le rial iranien a cours dans la majorité des grands lieux de pèlerinage chiites d’Irak ou de Syrie, dans certaines parties du bazar du Dubaï, et dans plusieurs villes omanaises.

La diaspora iranienne établie aux Etats-Unis

- qui demeure la plus influente et fortunée, avec celle des pays du Golfe Persique
- a également créé tout un réseau médiatique composé de nombreux journaux et revues, chaînes de télévision captées en Iran via satellite, sites Internet, ainsi que des stations de radio
- l’ensemble leur permettant de maintenir un lien avec leur culture et leur pays d’origine.

Nés d’une synthèse complexe entre certains éléments de la culture iranienne, idéalisation des régimes précédents, et valeurs occidentales parfois teintées de religiosité, ces médias se confinent souvent dans une opposition stérile à défaut de proposer des projets de réforme concrets et réellement applicables.

Quoi qu’il en soit, le rapport de la diaspora avec la culture du pays est donc loin d’être coupé, comme en témoigne également l’intérêt des Iraniens expatriés pour les nouvelles " locales ", l’organisation de diverses projections de films de réalisateurs " du pays ", ou encore le succès des nouvelles vedettes de la chanson iranienne au sein de ces communautés expatriées. Plus concrètement, la fidélité aux habitudes alimentaires iraniennes et à une certaine esthétique dans le domaine du mobilier démontre également ce fort attachement.

Iraniens renommés de la diaspora

  • Pierre Omidyar, fondateur, PDG de eBay
  • Omid Kordestani, vice-président de Google
  • Hamid Dabashi, Professeur de littérature comparée et d'études iraniennes à l'Université Columbia.
  • Andre Agassi, ancien joueur de tennis et numéro 1 mondial. Son père Mike, ancien boxeur, est né en Iran au sein de la communauté arménienne et a immigré aux États-Unis dans les années 1950.
  • Jimmy Delshad, maire de Beverly Hills
  • Yishmael Movassaghian, écrivain politique, est né en Iran au sein de la communauté arménienne, Europe.
  • Taher Movassaghian, (1944-1987), chimiste, intellectuel iranien et ancien champion d'Iran de lutte, Il est le fils de l'écrivain Yishmael Movassaghian. France.
  • Marjane Satrapi, créatrice de bande dessinée, France.
  • Anousheh Ansari, première femme touriste de l'espace, États-Unis.
  • Abolhassan Bani Sadr, premier président de la république islamique d'Iran, réfugié en France depuis 1981.
  • Reza Pahlavi, fils du dernier shah d'Iran, États-Unis.
  • Farah Pahlavi, ancienne Shahbanou (épouse du Shah), France - États-Unis.
  • Gholam-Reza Pahlavi, France
  • Ashraf Pahlavi, France
  • Shermine Shahrivar, mannequin, élue miss Germany et Miss Europe en 2005, Allemagne.
  • Aravane Rezaï, joueuse de tennis, France.
  • Mahyar Monshipour, champion de France, d'Europe, et du monde de boxe, France.
  • Moshe Katsav, ancien président de la république d'Israël, Israël.
  • Shaul Mofaz, actuel ministre des transports d'Israël, ancien ministre de la Défense et chef d'état-major de Tsahal.
  • Mansour Bahrami, joueur de tennis, France
  • Reza Deghati, photographe, grand reporter, chevalier de l'ordre national du Mérite France
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